Photos, le long des routes africaines

Photos, le long des routes africaines
South Sudan 2022 © Holger Hoffmann

Pour une fois cette semaine, un simple lien, une galerie de photos à découvrir, et quelques explications. Le magazine L’Oeil de la Photographie a publié cette semaine sur son site web, une galerie complète de photos de Holger Hoffmann, sur le thème de routes africaines.

Une série impressionnante, mais dont le message sous-tendu est encore plus fort. Je reprends ici quelques phrase de l’auteur qui accompagnent cette publication :

« Toutes les photos présentées ici ont été prises du même point de vue, montrant les bords de routes rurales. Elles ont le même format 9:4 pour attirer l’attention du spectateur sur ce qui s’y passe. Elles sont colorés, le soleil brille de toutes ses forces et il y a généralement une activité intense…

Elles ont été prises dans huit pays africains différents pendant plus de 20 ans. Cela les rend tragiques au second coup d’œil.

Contrairement à nos sept voyages en Chine, où nous avions à chaque fois l’impression que le paysage avait énormément changé en deux ans, en Afrique tout semblait figé, comme par exemple lors de nos trois visites au Tchad. Au Soudan, on a même constaté une régression. Paul Theroux, dans son récit de voyage Dark Star Safari, arrive à peu près à la même conclusion lorsqu’il retourne en Ouganda, en Tanzanie et au Malawi après quarante ans : changé du tout. … Rien n’était nouveau, sauf qu’il y avait beaucoup plus de monde, des bâtiments plus sales, plus de détritus, moins d’arbres, plus de braconniers, moins de gibier… et plus de téléphones portables, ajouterions-nous. »

La réflexion de Holger Hoffmann sur l’Afrique reflète magnifiquement ce que j’ai pu constater à Abidjan, où je n’étais pas retourné depuis plus de 20 ans. Il y a des magasins nouveaux, des Monoprix, Fnac, et autres enseignes bien françaises. Mais le reste de la ville ne semble pas avoir évolué. La ville s’est élargie, mais les routes sont toujours aussi encombrées, et peu praticables. Les quartiers nouveaux poussent en périphérie, mais les infrastructures manquent. Les maquis sont toujours les mêmes (c’est une bonne chose !) mais malheureusement les gens semblent toujours manquer de presque tout… à l’exception en effet de téléphones portables.

Alors sans plus attendre, allez-visitez la galerie en ligne sur le site du magazine :

https://loeildelaphotographie.com/fr/holger-hoffmann-2/